Le pape casse les codes

Amusant portrait du styliste et néanmoins prêtre Stefano Zanella dans Le Monde 2 (du 23 avril), motivé par sa gestion iconoclaste des couleurs de chasubles de Jean Paul II. Au passage, un petit cours de marketing de la couleur appliqué à la religion.

« Non, vraiment, vous connaissez quelqu’un d’autre, dans la société actuelle, qui s’habille de cette couleur-là tous les jours ?, dit Stefano Zanella à propos du blanc traditionnel. Je ne me mettrais en blanc que le dimanche et les jours de fête! »

Le journaliste Xavier Ternisien relève le scandale autour de son choix de couleurs pour l’ouverture de l’année sainte du grand Jubilé de l’an 2000. Alors que la couleur liturgique de ce jour était le blanc, il a choisi le bleu, le rouge et l’or. « Le rouge et le bleu sont les couleurs symboliques du Christ. Le Vatican m’avait demandé un habit qui symbolise l’ouverture de l’Eglise vers le IIIè millenaire. »

Stefano Zanella prend plaisir à casser les codes : « La vraie couleur du pape n’est pas le blanc. Il n’est habillé ainsi que depuis le XVIè siècle. La couleur du Saint-Père est la pourpre. La pourpre pure, c’est à dire à mi-chemin entre le rouge des cardinaux et le violet des évèques. »

Une exposition « Ils habillent le pape » se tient jusqu’au 17 juillet au Musée de Fourvière à Lyon.

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