Le Mont-Blanc échappe à une coloration rouge framboise

C’était l’intention d’un artiste danois d’origine chilienne Marco Evaristti, 43 ans. Il voulait « transformer cette montagne mythique du Mont-Blanc en Mont Rouge et de décréter la naissance d’un Etat souverain, le Pink State, un Etat de non violence, de pluralisme et de tolérance». Une zone de 2500m² devait être aspergée d’eau colorée «à base de fruits facilement dégradable»
Il vient d’être stoppé dans sa folle expédition par la gendarmerie de haute montagne grâce à l’intervention du maire de Chamonix Michel Charlet «Il ne peut pas vouloir défendre l’environnement en dégradant un site classé». Le Mont Blanc est classé depuis 1938.
Maître dans l’art de la provocation, il avait déclenché cinq ans plus tôt un tollé avec une exposition au musée danois de Trapholt (sud-ouest du Danemark) où il avait mis des poissons rouges dans des mixeurs, laissant aux visiteurs le choix d’appuyer ou non sur le bouton pour mettre en marche l’appareil et les transformer en bouillie. Ce projet est la suite d’une trilogie commencée en 2004 au Groenland. L’artiste y avait « peint » un iceberg en rouge afin de protester contre « les dépôts de déchets nucléaires abandonnés par les Etats-Unis près de la base américaine de Thulé » au nord de l’île. Un oasis marocain devrait accueillir prochainement les oeuvres de l’artiste…

Rouge provocation, que dire de plus? Ci-dessous la base américaine de Thulé au nord du Groenland (photo APF)

Photo AFP

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