Articles classés 'Multicolore'
Il s’agit du nouvel hôpital Mère-Enfant de Lyon-Bron qui ouvrira ses portes le mois prochain (425 lits, 14 blocs opératoires, 15 salles de naissance). Julia Fainsilber (agence Adrien Fainsilber), chargée des choix coloriels, a voulu créer une ambiance chaleureuse qui contribue à faire oublier l’angoisse du malade et à dédramatiser l’acte hospitalier. La lumière naturelle, fortement présente, et la couleur jouent un rôle majeur. Ainsi tous les sols des espaces de circulation sont recouverts de joyeuses rayures multicolores réalisées sur mesure par la société Gerflor dans la gamme Taralay Chromatics. Le choix des couleurs est original et orienté vers des couleurs vives : rose, melon, jaune, tilleul, vert d’eau, lagon. Elles se combinent en deux harmonies l’une plutôt calme, l’autre plus jazzy. Les chambres (sol et portes) sont unies en coordonné. Les salles de réveil sont vertes pour véhiculer le calme et le repos. Les couleurs sont également utilisées en signalétique : elles distinguent chaque service (environ une dizaine dont gynécologie, obstétrique…) et habillent aussi les grandes tours d’ascenseurs pour aider au repérage.
L’espace, la lumière, la relation forte qui lie le projet à son environnement sont à la base de la démarche de l’agence Fainsilber dont le projet majeur est la Cité des Sciences et de l’Industrie et sa Géode.
www.fainsilber.com


Publié le 25 novembre 2007
Classé dans Actualités, Architecture, Multicolore
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C’est le troisième épisode de la saga Bravia de Sony: « Colors like no other » (Haute Définition incomparable par Sony). Après la pluie de balles (250 000 !) qui dévalaient les rues de San Francisco, puis les immeubles de Glasgow recouverts d’un feu d’artifice de peinture, voici les rues de New York envahies de lapins multicolores.
Pour ce spot TV baptisé « Play-Doh », les 200 lapins mis en scène étaient bien réels (en pâte à modeler…), le plus petit faisant 10 centimètres, le plus grand 10 mètres !
Ce projet est un des plus ambitieux en matière d’animation : 40 animateurs ont travaillé pendant 3 semaines au milieu de 8 millions de New-yorkais vaquant à leurs occupations quotidiennes. Il a fallu 2,5 tonnes de pâte à modeler. Le réalisateur se nomme Frank Budgen. Et la musique ne vous sera pas inconnue: “she’s a rainbow” des Rolling Stones.
http://bravia.sony.eu/bravia.html

Publié le 18 novembre 2007
Classé dans Actualités, Communication, Maison, Media, Multicolore
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Comment ajouter de la valeur à un tee-shirt et le vendre aux environs de 85€ (prix public conseillé)? Grâce à la couleur ou plutôt à certaines couleurs dont l’histoire est si particulière que chacun a envie de la porter avec fierté. C’est le pari que fait Jean-Gabriel Causse en créant Bluebretzel, les tee-shirts aux couleurs de légende. Les 7 couleurs de la gamme font écho dans nos mémoires : le regard de Mona Lisa (marron clair), la couleur d’origine de la Tour Eiffel (orangé), le sorbet framboise de la maison Berthillon, la 2CV verte Citroën, le caviar de Beluga Royal de Kaspia, le sable de Hyams Beach à Jervis Bay en Australie (écru) et la terre vue depuis Apollon 17 (bleu).
Jean-Gabriel Causse précise comment il a saisi chaque teinte (endroit et méthode de mesure, date). Il parle ainsi de « la teinte exacte de l’iris de la Joconde sous François 1er » et pour le bleu « du très célèbre cliché pris à partir d’Apollo 17 à 28000 miles d’altitude. Nous avons sélectionné la zone à l’exacte verticale d’Apollo (au large de Madagascar) pour minimiser les interférences atmosphériques ». Quant à la couleur d’origine de la Tour Eiffel, elle a été relevée sur un rivet d’époque.
Chaque couleur a fait l’objet d’une étude chromatique approfondie par des experts : mesure de la courbe de réflectance avec des spectrocolorimètres Konica-Minolta, reproduction fidèle par la teinturerie de Coquelles dans le Nord de la France, l’une des plus prestigieuses de France.
La qualité est également un axe stratégique : écart de teinte invisible à l’œil (delta e inférieur à 1), permanence de la couleur quel que soir l’illuminant (soleil, lumière artificielle…) , parfaite solidité des couleurs dans le temps, jersey fin double fil (coton équitable sans OGM labellisé Max Havelaar, associé au cachemire et bambou). Le style (2 modèles homme et 3 modèles femme) a été confié à Thierry Becet, modéliste pour les plus grandes maisons de couture parisiennes.
Quant au nom de la société, il fait référence à l’accident de Georges Bush qui s’était étranglé en avalant un bretzel…!
Voir le site de bluebretzel
Mieux qu’un numéro ou un nom, c’est une histoire, voire un mythe que l’on porte sur soi. Il est d’ailleurs sérigraphié à l’intérieur du col (pas d’étiquette). Le choix de la couleur comme axe stratégique et son exécution soigneuse en fait une vraie source de différenciation. La déclinaison est infinie et plusieurs nouvelles couleurs seront d’ailleurs présentées au printemps prochain. Couleur & Marketing fait confiance à Jean-Gabriel Causse, ex créatif dans la publicité pour nous faire rêver. Quant au nom de la société, il associe une couleur consensuelle, le bleu avec un nom encore plus difficile à écrire qu’à prononcer. L’histoire nous dira si la couleur Bluebretzel deviendra mythique….


Publié le 3 juillet 2007
Classé dans Actualités, Communication, Mode Vêtement, Multicolore, Vocabulaire
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Quelles pouvaient être les couleurs du gisant de Philippe Dagobert, le frère cadet de Saint Louis, dans la basilique Saint Denis au Nord de Paris au XIIIè siècle ?
Grâce à un procédé de modélisation physique, Patrick Callet et son équipe pluridisciplinaire retrouvent les peintures d’origine. Quelques traces suffisent pour reconstituer les riches ornements de la sépulture. Le procédé se réalise sans contact avec l’œuvre. Le tombeau est d’abord numérisé en 3D et les matériaux employés sont déterminés à partir de leurs caractéristiques physico-chimiques. Les couleurs utilisées sont ensuite détectées en enregistrant leur spectre de « réflectance diffuse » dans des traces résiduelles. Ceci se fait à l’aide d’un spectrophotomètre allant de l’ultraviolet à l’infrarouge. Des dessins exécutés au XVIIIè siècle ont servi de premiers indices. Ils montraient le jeune prince habillé d’une cotte rouge et d’un surcot bleu et, au premier plan, un ange bleu aux ailes rouges.
Le travail est en cours. La polychromie reconstituée, il restera à l’équipe à modéliser l’environnement lumineux dans lequel baignait le tombeau au XIIIè siècle à l’abbaye de Royaumont où il était originellement placé.
L’équipe pluridisciplinaire se compose du laboratoire de l’Ecole Centrale de Paris, du Create, Centre de prototypage rapide européen pour la numérisation de la statue, du LGPM, Laboratoire de Génie des Procédés et des Matériaux pour la caractérisation des matériaux et du MAS, Laboratoire de Mathématiques Appliquées aux systèmes pour la simulation spectrale des couleurs.
Patrick Callet est vice-président du Centre Français de la Couleur. L’équipe a déjà identifié certains pigments utilisés: blanc de plomb (céruse), blanc de chaux (ou de Meudon), craie pour le blanc; charbon de bois (noir de vigne) pour le noir; azurite, lapis-lazuli, indigo pour le bleu; vermillon, minium, ocre rouge pour le rouge; ocre jaune, massicot pour le jaune; terre verte, malachite et vert de gris pour le vert.
Publié le 15 avril 2007
Classé dans Actualités, Art et patrimoine, Multicolore
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