Articles classés 'Alimentaire'

Rayures bayadères

Avec le printemps, les rayures sont à l’honneur dans les collections et les initiatives nombreuses. Rappelons qu’un tissu bayadère présente « de larges rayures de couleurs plus ou moins vives». Le terme vient du portugais balhadeira, lui-même dérivé de bailar = danser. Le nom de bayadère a en effet été donné aux danseuses sacrées de l’Inde (d’où le ballet bien connu de Marius Petitpa) avant de désigner le tissu dont était fait leurs vêtements, puis le type de rayures qui caractérisaient ceux-ci.
Aujourd’hui, porter un vêtement rayé nous semble anodin. Cela n’a pas toujours été ainsi ! Michel Pastoureau, historien des couleurs, explique dans son livre Rayures (Seuil) qu’au Moyen Age en Occident, le port de vêtements rayés était réservé à certaines catégories d’exclus ou de réprouvés. Il faudra attendre l’époque industrielle pour que les tissus rayés perdent leurs traces d’impureté. Sur le plan visuel, la rayure est une marque signalétique plus forte que l’uni car elle constitue un écart donc une surface qui se voit de loin, l’oeil étant un excellent différenciateur de couleurs.
Voici nos repérages « bayadères ». Pleins de bonne humeur, ils ont un air de vacances :

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Le vrai jaune Ricard

Parmi les 4 spots radio sur les ondes en ce moment sous forme de saynètes, l’un deux parle de la couleur jaune. Il met en scène un dialogue entre deux barmen, l’un appréciant à sa juste mesure le jaune « pas comme les autres » de Ricard, un jaune « dont il pourrait parler pendant des heures » mais que finalement il préfère montrer à son collègue « un volume de Ricard, de l’eau fraîche et des glaçons, il n’y a qu’un Ricard qui donne un vrai jaune comme cela »

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Des chips naturellement violettes

On casse les codes couleur dans les chips et on s’amuse à l’apéritif! Grâce aux blue chips proposées par la société Provence Chips. L’emballage mentionne « 100% naturelles, sans colorant »; ce produit surfe donc sur la vague de la naturalité. En effet, sa couleur violette provient d’une variété de pommes de terre, la vitelotte, tombée dans l’oubli et remise au gout du jour. Un produit qui se distingue, ancré dans la tradition, voici de bons ingrédients pour un succès commercial. Bon appétit !
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Coca-Cola Zero, plus noir que Coca-Cola Blak

Un an après le lancement de Coca-Cola Blak, fortement chargée en caféine et destinée aux adultes, voici Coca-Cola Zero calorie. Il s’adresse à une cible de jeunes hommes (16 à 24 ans), peu enclins à consommer du Coca-Cola Light qui est principalement acheté par les femmes. Ceci explique son packaging très noir qui se veut« viril » et sa communication (slogan “zéro contraintes”).
La stratégie couleurs de Coca-Cola s’appuie maintenant sur 3 piliers : rouge pour le classique, argent pour le light et noir pour le zéro.

Rouge, couleur d’appel: c’est le produit qui se repère de loin sur les têtes de gondole à 3 couleurs.
Prochaine innovation Coca-Cola autour du vert? Sans doute car la société viendrait de déposer les marques Coca-Cola Green…à suivre.

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Essensis, un yaourt tout rose, très cosmétique

Son emballage crée une rupture dans le rayon ultrafrais : rose fushia flashy, lettres argent, ce produit alimentaire prend des allures de cosmétique. Danone ouvre la voie à la cosmétofood, ces produits positionnés sur l’axe de la santé. Mise en rayon en France début février 2007. Balisage rayon rose en harmonie.

Après le vert de Bio (maintenant rebaptisé Activia), voici le rose rupture. C’est encore Danone qui nous surprend. Une rupture des codes couleurs qui renforce la notion d’innovation.

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